AUSCHWITZ
Le 27.04.1940
Création sur l’ordre d’Heinrich Himmler du camp de concentration dans la caserne d’Auschwitz.
Le 04.05.1940
Le SS-Hauptsturmfuehrer Rudolf Hoess est nommé commandant du Karzentrationslager d’Auschwitz.
Le 20.05.1940
Le sous-officier SS Gerhard Palitzsch amène du camp de Sachsenhausen, 30 prisonniers allemands de droit commun qui seront les futurs fonctionnaires du camp.
Le 14.06.1940
Arrivé du premier convoi de 728 prisonniers politiques polonais.
Août 1940
Création d’une unité carcérale où se retrouvent tous les prisonniers juifs et tous les prêtres.
Le 27.09.1940
Arrive de Varsovie convoi de 1705 hommes; parmi eux de nombreux intellectuels polonais éminents ainsi que le prisonnier volontaire du camp, le lieutenant Witold Pilecki, fondateur de la première organisation clandestine à Auschwitz.
Le 22.11.1940
Première exécution des Polonais: 40 fusillés d’après une liste de la Gestapo de Katowice, en représailles d’attaques contres les policiers allemands en Haute-Silésie.
Janvier 1941
Décision de l’IG Farben de construire une usine de caoutchouc synthétique à Dwory, à côté d’Auschwitz.
Le 16.07.1941
Premier transport de quelques centaines de prisonniers de guerre soviétiques qui, en l’espace de quelques jours, ont été assassinés.
Le 29.07.1941
Un prisonnier polonais, le père Maksymilian Kolbe, se propose comme volontaire à la place d’un des prisonniers condamnés à mourir de faim dans un bunker.
Septembre 1941
Premiers essais concluants d’un assassinat collectif par le gaz - cyclone B - sur des prisonniers de guerre soviétiques et sur des prisonniers polonais malades.
Le 19.01.1942
Le nombre de prisonniers s’élève à 11.700 dont, en majeure partie, des Polonais.
Le 15.02.1942
Premier convoi des Juifs (en provenance de Bytom en Haute-Silésie) arrive au camp; ils sont assassinés dès leur arrivée, dans une chambre à gaz du camp.
Le 01.03.1942
Liquidation d’un camp indépendant de prisonniers de guerre soviétiques; le groupe de prisonniers polonais est transféré au camps de Birkenau qui était en construction.
Le 20.03.1942
Arrivée d’un convoi de 999 femmes juives venant de Slovaquie et qui ouvre la liste des convois juifs envoyés au camps de concentration d’Auschwitz, en provenance de presque tous les pays occupés d’Europe. Ces convois étaient organisés sous l’autorité d’Eichmann par un service dépendant de RSHA (Direction principale des services de sécurité de Reich). Pour la plupart, ils étaient assassinés dans les chambres à gaz dès leur arrivée au camp.
Le 30.03.1942
Premier transport de juifs en provenance de France.
Le 27.04.1942
Premier convoi de femmes polonaises, détenues politiques.
Le 30.05.1942
Le professeur Clauberg propose à Himmler de mener des expériences de stérilisation sur les détenues du camp de concentration d’Auschwitz.
Le 13.12.1942
Arrivée du premier transport de Polonaises et de Polonais déplacés de la region de Zamosc, destinée par Himmler à être colonisée par les Allemands.
Le 23.02.1943
Pour identifier les prisonniers, la direction du camp a imposé que tous soient tatoués alors que depuis 1942 c’était obligatoire uniquement pour les Juifs.
Le 26.03.1943
Début de la déportation sur ordre d’Himmler (décret RSHA du 29.01.) de tous les romanichels du Reich et de certains pays occupés. Ils sont placés dans la zone BIIe à Birkenau (Zigeunerfamilienlager), mais le 23.03. un convoi de 1.700 personnes a été dirigé vers les chambres à gaz sans même être enregistré.
Le 03.04.1943
Le service SS de construction basé au camp a terminé deux crématoires (IV et V) avec des chambres à gaz.
Le 30.05.1943
Le docteur Mengele, médecin de la SS, a pris ses fonctions au camps des Tsiganes (Zigeunerlager). Il a entrepris des expériences médicales criminelles sur les enfants tsiganes et juifs.
Le 07.08.1943
à Birkenau (Auschwitz II) qui a été agrandi, création de trois camps: camps de quarantaine, camp pour les prisonniers qui travaillaient et hôpital.
01.11. 1943
Le nombre de prisonniers (hommes et femmes) atteint 87.600 dont 17% malade et inaptes au travail.
Avril 1944
à l’approche du front de l’Est, le 09.04, arrive du camp de concentration de Lublin (Majdanek) un convoi de 2.000 prisonniers. En même temps, débutent les transports de prisonniers d’Auschwitz, encore aptes au travail, vers les camps situés dans le vieux Reich.
Le 14.04.1944
Les services de reconnaissance aérienne des alliés font les premières photos du camp de concentration d’Auschwitz et des usines IG Farben; en même temps, des informations sur le génocide des Juifs transmises par la Résistance polonaise (organisée à l’intérieur et autour des camps par des réfugiés juifs slovaques, Wetzler et Vrby, et antérieurement (juillet 1942) par l’industriel allemand anti-nazis, Schult) arrivent en même temps en Angleterre et aux USA.
Le 02.05. 1944
Arrivée de deux premiers transports de juifs hongrois, en tout 2.800 personnes, hommes et femmes, dont environ 2.700 (70%) ont été assassinées dans les chambres à gaz, directement à leur arriver.
Le 11.07. 1944
La déportation des Juifs hongrois est terminée; sur 437.400 d’entre eux, plus de 300.000 ont péri à Auschwitz.
Le 02.08. 1944
Sur plus de 20.000 détenus (hommes et femmes) du camp des tsiganes, il n’en reste plus que 4.300; 1.327 aptes au travail ont été déportés au fond de l’Allemagne, les 3.000 restants; vieillards, femmes et enfants, ont été assassinés de nuit dans les chambres à gaz.
Le 12.08. 1944
Arrivée d’un transport d’environs 5.800 civils de Varsovie, qui, après le déclenchement de l’insurrection, se sont retrouvés dans le camp de Pruszkow.
Le 17.08. 1944
Arrivée d’un transport de Juifs après la liquidation du ghetto de Lodz, dont la majorité, a été assassinée directement dans les chambres à gaz.
Le 13.09. 1944
Les alliés ont bombardé les usines de l’IG Farben à côté d’Auschwitz; environ 40 détenus ont péri sans compter les SS; par contre, les alliés n’ont pas essayé de détruire les chambres à gaz ni les crématoires de Birkenau.
Le 07.10. 1944
Les membres de Sonderkommando, qui comptait quelques centaines de personnes, se sentant menacés se révoltent; 250 prisonniers y laissent la vie, environs 200 survivants sont fusillés.
Novembre 1944
Arrêt des assassinats par le cyclone B, début des démontages des chambres à gaz et des crématoires; les derniers sauteront le 26.01. 1945.
Le 15.01.1945
Le chiffre de prisonniers d’Auschwitz atteint 66.800 dont la moitié est détenue à Monowice et aux camps annexes.
Le 18.01. 1945
Le dernier prisonnier enregistré , un allemand Marketsch, a reçu le numéro 202.499.
Du 19 au 21.01. 1945
Les dernières colonnes de quelques centaines de détenus, hommes et femmes, quittent le camp principal, celui de Birkenau et les camps annexes; ils sont dirigés en laissant des morts et des fusillés sur la route vers Wlodzislaw Slaski d’où il repartiront en train pour le camp de concentration de Mauthausen.
Le 27.01. 1945
Après les combats où sont tombés 231 soldats, les troupes soviétiques entrent à Monowice, et ensuite au camp principal et à Birkenau.; elles organisent les secours médicaux pour les malades survivants.
Conflit dans les Balkans
1989-1990
Après les démonstrations des Albanais, écrasées par la police yougoslave, le Kosovo a perdu son statut de province autonome et a été soumis à l’administration directe de Belgrade.
Juin 1991
La Croatie et la Slovénie ont proclamé une déclaration d’indépendance et ont fait sécession d’avec la République fédérative de Yougoslavie; en réponse, l’armée yougoslave a attaqué la Slovénie et s’est retirée au bout de dix jours de guerre.
Juillet 1991
Des accrochages en Croatie entre les Serbes soutenus par l’armée régulière yougoslave et les Croates se sont transformés en guerre régulière.
Février 1992
La Bosnie-Herzégovine a proclamé son indépendance; en réponse, les Serbes de Bosnie ont créé leur propre Etat; les combats ont recommencé.
Avril 1992
Les Serbes de Bosnie ont entrepris le siège de Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine.
Mai 1992
l’OTAN a pris des sanctions contre la Serbie et le Monténégro qui sont restés dans la Fédération Yougoslave, en les accusant de provoquer la guerre en Croatie et en Bosnie.
Janvier 1993
Les médiateurs internationaux Cyrus Vance et lord David Owen ont annoncé un plan de partage de la Bosnie et de la Herzégovine en dix provinces. Ce plan était basé sur la carte ethnique actuelle. Il a été accepté par le gouvernement de la Bosnie; les Serbes de Bosnie l’ont rejeté.
Mars 1993
Sur le territoire de la Herzégovine bosniaque les combats entre les musulmans et les Croates ont commencé; les Croates bosniaques, eux aussi, ont souhaité un découpage de la Bosnie de manière à obtenir leur propre Etat.
Avril 1993
Le Conseil de sécurité de l’OTAN a déterminé six zones de sécurité pour les musulmans bosniaques: Sarajevo, Tuzla, Zepa, Gorajde, Bihac et Srebrenica.
Juillet 1993
Accord préliminaire à Genève en vue de la création sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine de trois Etats définis sur le plan ethnique: serbe, croate et musulman, mais les pourparlers ont été rompus après la rupture de l’armistice par les serbes bosniaques.
Février 1994
Plus de soixante personnes ont été tuées et environ deux cents blessées lorsqu’un projectile de mortier est tombé sur un marché au centre de Sarajevo; quelques jours plus tard, l’OTAN a sommé les Serbes bosniaques de retirer leur artillerie lourde des collines entourant Sarajevo; au cas où les conditions de cet ultimatum ne seraient pas respectées, les serbes étaient menacés d’attaques aériennes.
Mars 1994
Le gouvernement bosniaque et les représentants des Croates bosniaques ont accepté un accord de paix, négocié par les Américains et qui mettait fin à la guerre entre les musulmans et les Croates.
Mai 1994
Un autre plan de paix international a été proclamé qui prévoyait le partage de la Bosnie-Herzégovine; le gouvernement de la Bosnie l’a accepté mais les Serbes l’ont rejeté.
Mai 1995
Suite à l’ultimatum de l’OTAN concernant le retrait de l’artillerie lourde des environs de Sarajevo et que les Serbes bosniaques n’avaient pas respecté, les avions de l’Alliance Atlantique ont attaqué les positions militaires serbes sur le territoire de la Bosnie; les Serbes ont, de leur côté, bombardé la zone de sécurité, à Tuzla; les attaques des mortiers ont tué soixante-dix personnes.
Juin 1995
Les Serbes bosniaques ont attaqué et ont pris Srebrenica déclarée par l’ONU zone de sécurité.
Juillet 1995
Les serbes bosniaques ont attaqué et pris encore une zone de sécurité de l’ONU - Zepa - que des milliers d’habitants ont dû quitter dans la panique.
Août 1995
L’armée croate a mené une contre-offensive éclaire et a pris Kraïna et une partie de la Slovénie restée, jusqu’ici, entre les mains des Serbes; des milliers de Serbes ont fuit en Serbie devant les Croates; la diplomatie américaine a repris les travaux d’élaboration du nouveau plan de paix pour la Bosnie et la Herzégovine; les avions de l’OTAN ont attaqué les positions militaires sur le territoire de la Bosnie.
Septembre 1995
Les négociateurs ont proposé un partage de la Bosnie-Herzégovine; les armées musulmane et croate ont mené une contre-offensive et repris aux Serbes une partie des territoires du Nord et de l’Ouest de la Bosnie; l’OTAN a suspendu les bombardements aériens après le retrait par les Serbes de leur artillerie lourde des environs de Sarajevo.
Novembre 1995
à l’issus des pourparlers de paix (les présidents de la Croatie, de la Serbie et de la Bosnie y ont participé) sur la base américaine de Dayton (Etat de l’Ohio aux Etats-Unis) un accord a été conclu qui créait une fédération croato-musulmane et une république serbe en Bosnie et en Herzégovine, et qui prévoyait également le rattachement à la Croatie d’une partie de la Slovénie restée entre les mains des Serbes. Le Tribunal International a inculpé les chefs des serbes bosniaques, Radovan Karadjic et le général Ratko Mladic, pour les crimes de génocide.
Automne 1997
Dans la capitale du Kosovo, Pristina, les étudiants albanais ont manifesté pour réclamer le rétablissement de l’enseignement albanais; la police serbe a dispersé brutalement les manifestants. La notion de résistance pacifique et l’action en vue d’une société clandestine indépendante, lancée par l’actuel chef spirituel des albanais, Ibrahime Rugova, a perdu de sa popularité, et l’UCK (Armée de la Libération du Kosovo) animée par les slogans nationalistes a vu augmenté son emprise.
1998
l’UCK a entrepris des actions militaires dirigées contre les Serbes habitant le Kosovo et est parvenue à la création dans la région de Drenica, d’un territoire dit libéré, contrôlé par les partisans de l’UCK. L’armée et la police yougoslaves ont entrepris une contre-offensive contre les maquisards, brûlant les maisons, bombardant les villages. Des attaques ont eu lieu à la frontière entre l’Albanie et la Serbie. L’UCK a proclamé la mobilisation générale et l’état de guerre, des milliers de réfugiés se sont enfouis dans la forêt.
Le 24 mars 1999
Après l’échec des négociations entre les Serbes et les chefs des Albanais du Kosovo et organisées par les hommes politiques de l’Union Européenne au château de Rambouillet en France, les avions de l’OTAN ont commencé à bombarder des positions stratégiques en Yougoslavie; la Russie s’est retirée des négociations de l’OTAN. L’ONU a reconnu que l’intervention de l’OTAN était justifiée.
Le 3 juin 1999
La Yougoslavie a accepté le plan de paix présenté par la communauté internationale et qui prévoyait: le stationnement au Kosovo des forces internationales de sécurité sous le patronage de l’OTAN, la fin des violences et le retrait de l’armée yougoslave ainsi que le désarmement de l’UCK. Elle garantissait également aux exilés un retour en sécurité dans leurs maisons, installait une administration provisoire conforme aux résolutions de l’OTAN et de l’autonomie du Kosovo en préservant l’intégralité territoriale de la Yougoslavie.
Le 10 juin 1999
L’armée yougoslave a entamé son retrait du Kosovo et l’OTAN a suspendu ses attaques. La première guerre engagée en Europe pour la défense des droits de l’homme était terminée.